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Hommage à Edgar Morin
Samedi 29 mai, 8h. Je marche pour aller chercher des viennoiseries pour le petit-déjeuner. Mon téléphone tinte. Je le saisis et je vois un message de mon amie : « Edgar 🥺 ». Je comprends immédiatement. Il existe des auteurs qui nous apprennent des choses. Et puis il y a ceux qui transforment notre manière de voir le monde. Pour moi, Edgar Morin appartient à cette seconde catégorie. Il était, à mes yeux, un monument. Son œuvre est immense. J’ai déjà écrit sur sa pensée comple
Sandie Carissan
il y a 4 jours2 min de lecture


La vie intense
Nous voulons sentir. Sentir plus fort. Plus vite. Plus pleinement. Nous voulons être traversés, bouleversés, réveillés. Nous cherchons ce moment où quelque chose s’allume en nous, où l’existence cesse d’être plate, mécanique, répétitive. Une rencontre, une œuvre, une performance, une prise de risque, une émotion, un voyage, une fête, une décision radicale : tout peut devenir promesse d’intensité. Dans son ouvrage La vie intense. Une obsession moderne, Tristan Garcia interroge
Sandie Carissan
10 mai5 min de lecture


Mon OTIUM d'avril en images
L’otium est un temps fécond où l’on se retire volontairement pour cultiver son intériorité, approfondir sa pensée, ou laisser naître la création. Réactualisé aujourd’hui, il devient une forme de résistance douce : face à la captation de notre attention par les industries culturelles, l’otium s’oppose au negotium contemporain, ce temps marchandisé et aliénant. Il réaffirme la valeur du silence, de la lenteur, de l'attention et du soin porté à soi. À notre mesure, chacun peut c
Sandie Carissan
1 mai1 min de lecture


Mon professeur d'Otium
Je vous présente mon plus grand professeur d’otium. En ce mois d’avril, cela fait un an que je me tiens à son école. Il est arrivé au printemps. Je ne saurais pas dire exactement quand tout a commencé, mais je me souviens de la lumière. Elle entrait déjà plus franchement dans la pièce, car il saisissait chaque rayon de soleil. Les fleurs ont éclos. Je ne les regardais pas vraiment. Lui, si. Il s’arrêtait devant chacune d’elles, les humait longuement, comme si elles méritaient
Sandie Carissan
22 avr.2 min de lecture


ENTRETIEN avec Renaud Hétier
Après avoir présenté sur le blog son ouvrage en quatre partie : Saturation. Un monde où il ne manque rien, sinon l’essentiel, j’ai eu la chance de m’entretenir avec le philosophe et chercheur Renaud Hétier. Dans cet échange, il revient sur la genèse de son livre et nous invite à repenser notre rapport au temps, au vide, à l’éducation et à la présence au monde. Qu’est-ce qui vous a conduit à formuler l’idée que nous ne manquons de rien, mais que nous débordons ? Cette idée est
Sandie Carissan
17 avr.4 min de lecture


Le vertige du vide : la seule issue à la saturation
Après avoir traversé la frénésie, l'engourdissement de nos sens et l'étouffement de nos intérieurs surchargés, nous parvenons au cœur du sujet... Derrière cette accumulation d'objets et de stimulations permanentes se dissimule une inquiétude plus silencieuse, mais autrement plus profonde. Une distinction essentielle : le manque n'est pas le vide. C'est précisément cette confusion qui nourrit, en sous-main, notre tendance à tout saturer. Nous remplissons nos existences parce q
Sandie Carissan
4 avr.4 min de lecture


L’habitation saturée
Après avoir vu comment la saturation affecte nos rythmes de vie puis notre sensibilité, elle se manifeste désormais dans un lieu plus intime encore : celui que nous habitons. Car ce trop-plein ne reste pas abstrait. Il prend forme dans nos espaces quotidiens, dans nos objets, dans l’organisation même de nos intérieurs. Notre époque révèle alors un paradoxe frappant : jamais nous n’avons été aussi connectés au monde, et pourtant, nos existences tendent à se replier dans des es
Sandie Carissan
3 avr.3 min de lecture


Saturation des sens : à force de stimulations, devenons-nous insensibles ?
Après avoir évoqué une société submergée par l’accumulation et le débordement, une autre interrogation émerge... Et si la saturation ne générait pas seulement de la fatigue… mais aussi une certaine forme d’insensibilité ? Autrement dit : et si le véritable problème n’était pas que nous ressentions trop, mais que nous ne ressentions presque plus ? C’est précisément à ce niveau fondamental (celui du corps et des sens) que Renaud Hétier situe le véritable tournant. Car la sat
Sandie Carissan
2 avr.4 min de lecture


Pourquoi nous débordons dans un monde qui ne manque de rien ?
Nous n’avons jamais eu autant. Jamais autant d’objets, d’images, de sollicitations, de possibilités. Jamais les destinations, les contenus, les goûts et les expériences n'ont été aussi nombreux. Et pourtant, jamais peut-être nous ne nous sommes sentis aussi débordés. Dans Saturation. Un monde où il ne manque rien, sinon l’essentiel, Renaud Hétier pose un constat sans équivoque : le défi de notre époque n'est plus la pénurie, mais la surabondance. Nous souffrons d’excès. Je vo
Sandie Carissan
1 avr.3 min de lecture


Écrire (et danser)
J’écris. Pas par discipline. Par nécessité. Je veux toucher ma pensée et la déployer. Parfois je veux que ça aille vite, car seuls les mots me font y accéder. Mais je fais souvent cette expérience où Ça résiste. Ça accroche. Ça refuse d’obéir à l’urgence. °°° Longtemps, j’ai cru que j’écrivais quand je tapais sur mon clavier. Mais j’écris bien avant ça. Quand quelque chose insiste sans forme. Quand une idée me dérange sans se laisser attraper. Quand une sensation revient, san
Sandie Carissan
27 mars1 min de lecture
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