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Mon professeur d'Otium
Je vous présente mon plus grand professeur d’otium. En ce mois d’avril, cela fait un an que je me tiens à son école. Il est arrivé au printemps. Je ne saurais pas dire exactement quand tout a commencé, mais je me souviens de la lumière. Elle entrait déjà plus franchement dans la pièce, car il saisissait chaque rayon de soleil. Les fleurs ont éclos. Je ne les regardais pas vraiment. Lui, si. Il s’arrêtait devant chacune d’elles, les humait longuement, comme si elles méritaient
Sandie Carissan
22 avr.2 min de lecture


Le vertige du vide : la seule issue à la saturation
Après avoir traversé la frénésie, l'engourdissement de nos sens et l'étouffement de nos intérieurs surchargés, nous parvenons au cœur du sujet... Derrière cette accumulation d'objets et de stimulations permanentes se dissimule une inquiétude plus silencieuse, mais autrement plus profonde. Une distinction essentielle : le manque n'est pas le vide. C'est précisément cette confusion qui nourrit, en sous-main, notre tendance à tout saturer. Nous remplissons nos existences parce q
Sandie Carissan
4 avr.4 min de lecture


L’habitation saturée
Après avoir vu comment la saturation affecte nos rythmes de vie puis notre sensibilité, elle se manifeste désormais dans un lieu plus intime encore : celui que nous habitons. Car ce trop-plein ne reste pas abstrait. Il prend forme dans nos espaces quotidiens, dans nos objets, dans l’organisation même de nos intérieurs. Notre époque révèle alors un paradoxe frappant : jamais nous n’avons été aussi connectés au monde, et pourtant, nos existences tendent à se replier dans des es
Sandie Carissan
3 avr.3 min de lecture


Saturation des sens : à force de stimulations, devenons-nous insensibles ?
Après avoir évoqué une société submergée par l’accumulation et le débordement, une autre interrogation émerge... Et si la saturation ne générait pas seulement de la fatigue… mais aussi une certaine forme d’insensibilité ? Autrement dit : et si le véritable problème n’était pas que nous ressentions trop, mais que nous ne ressentions presque plus ? C’est précisément à ce niveau fondamental (celui du corps et des sens) que Renaud Hétier situe le véritable tournant. Car la sat
Sandie Carissan
2 avr.4 min de lecture


Pourquoi nous débordons dans un monde qui ne manque de rien ?
Nous n’avons jamais eu autant. Jamais autant d’objets, d’images, de sollicitations, de possibilités. Jamais les destinations, les contenus, les goûts et les expériences n'ont été aussi nombreux. Et pourtant, jamais peut-être nous ne nous sommes sentis aussi débordés. Dans Saturation. Un monde où il ne manque rien, sinon l’essentiel, Renaud Hétier pose un constat sans équivoque : le défi de notre époque n'est plus la pénurie, mais la surabondance. Nous souffrons d’excès. Je vo
Sandie Carissan
1 avr.3 min de lecture


Écrire (et danser)
J’écris. Pas par discipline. Par nécessité. Je veux toucher ma pensée et la déployer. Parfois je veux que ça aille vite, car seuls les mots me font y accéder. Mais je fais souvent cette expérience où Ça résiste. Ça accroche. Ça refuse d’obéir à l’urgence. °°° Longtemps, j’ai cru que j’écrivais quand je tapais sur mon clavier. Mais j’écris bien avant ça. Quand quelque chose insiste sans forme. Quand une idée me dérange sans se laisser attraper. Quand une sensation revient, san
Sandie Carissan
27 mars1 min de lecture


Quand l’art devient une expérience du regard
Ma camarade et complice de parcours Sabine m’a conviée à vivre une expérience singulière : une séance de visite au Musée Gustave Moreau. Derrière cette invitation, Sabine, connaissant bien mes intérêts, voulait m’offrir une exploration du regard et de la perception : un espace pour observer, ressentir et réfléchir à ce que l’on voit. Diplômée de l’École du Louvre et titulaire d’un troisième cycle en philosophie et histoire de l’art, Sabine Teboul a développé une approche aty
Sandie Carissan
20 mars2 min de lecture


Ce que le Silence Social Club rend possible
Partager une heure et demi sans paroles, sans téléphone, simplement être là. L’expérience peut sembler bizarre ou étonnante en sortant du boulot un vendredi soir. Pourtant, pour ceux qui vivent l'expérience Silence Social Club , Le silence s’est transformé en espace d’apaisement, de concentration, en véritable sas avant le week-end, et parfois même en terrain de découverte inattendue. Lors de cette session de silence, au moment de la clôture, j’ai pu recueillir les impressio
Sandie Carissan
22 févr.4 min de lecture


Faire de la cassure une source de beauté
Il existe au Japon un art discret qui ne cherche ni à effacer ni à masquer, mais à souligner. Un art qui ne redoute pas la cassure, qui la révèle en la traversant d’or. L’art japonais du kintsugi nous invite à regarder la fragilité d’une autre manière : accueillir les fissures, célébrer l’histoire des objets, et en faire ressortir la beauté. Inspiré par une vision du monde où l’imperfection n’est pas un défaut mais une trace signée du passage du temps, le kintsugi dépasse la
Sandie Carissan
20 févr.2 min de lecture


Fragiles dans un monde fragile
Au Passage Sainte-Croix, à Nantes, l’exposition permanente Fragiles dans un monde fragile propose un parcours sensible autour de notre vulnérabilité et de celle du monde. Plus qu'une succession d’œuvres exposées, c’est un parcours sensible et réflexif. Il existe un petit livre que l’on peut acheter à l’entrée de la visite. C’est de ce livre dont il est question ici. Ce n’est pas un simple catalogue d’exposition. C’est un texte construit, argumenté, qui approfondit les intui
Sandie Carissan
17 févr.4 min de lecture


Silence Social Club : l’art de se laisser habiter par le silence
Dans nos vies modernes saturées de sollicitations, notifications incessantes et bruit de fond permanent, prendre un temps de silence devient un acte profondément radical. C’est ce temps que vous propose de partager le Silence Social Club , un rendez-vous mensuel, le vendredi soir, pensé comme une parenthèse de 1h30 de silence partagé, où l’on peut simplement être, se déposer, respirer, s’écouter, sans bruit, sans urgence. La rencontre se clôt par un court temps de parole libr
Sandie Carissan
31 janv.3 min de lecture


Le vide comme condition de liberté
Le vide ne concerne pas seulement notre vie intérieure, nos objets ou notre rapport au désir. Il engage aussi notre manière de vivre ensemble. Dans Le vide qui est en nous , Hélène L’Heuillet montre que le vide est une question politique, au sens le plus profond du terme : il touche aux conditions mêmes de la pensée, du langage et de la liberté. Une société qui ne tolère plus le vide est une société qui rend la pensée difficile. Une société saturée Nous vivons dans un monde s
Sandie Carissan
19 janv.3 min de lecture


Faire le vide : une promesse à interroger
Après avoir fui le vide, puis tenté de le comprendre, notre époque semble vouloir désormais le produire volontairement. Faire le vide. Alléger. Désencombrer. Éliminer. Ces mots circulent aujourd’hui comme des promesses de liberté. À première vue, l’intention paraît saine : trop d’objets, trop de sollicitations, trop d’accumulation. Il faudrait respirer, retrouver de l’espace. Pourtant, dans Le vide qui est en nous , Hélène L’Heuillet invite à regarder de plus près cette volon
Sandie Carissan
18 janv.3 min de lecture


Ce que le vide révèle de nous
Si notre époque a peur du vide, c’est peut-être parce que le vide dit quelque chose de nous que nous préférerions ne pas entendre. Le vide n’est pas seulement un manque extérieur à corriger ; il est une expérience intérieure qui met en jeu notre rapport à nous-mêmes, aux autres et au désir. Dans Le vide qui est en nous , Hélène L’Heuillet ne décrit pas le vide comme une abstraction philosophique, mais comme une épreuve subjective. Une épreuve qui ne se laisse ni dominer ni él
Sandie Carissan
17 janv.3 min de lecture


Notre époque a peur du vide
J’ai beaucoup aimé Le vide qui est en nous d’Hélène L’Heuillet. Il prend au sérieux une expérience que notre époque cherche constamment à éviter : celle du vide. Ce livre ne parle pas du vide comme d’un concept abstrait ni comme d’un simple manque à combler, mais comme d’une dimension constitutive de la vie humaine , intime autant que politique. Il met des mots précis sur un malaise diffus : notre incapacité croissante à supporter les intervalles, les silences, les temps mor
Sandie Carissan
16 janv.4 min de lecture


Le parfum, sculpture de l’invisible
La semaine dernière, au Palais de Tokyo, j’ai vécu un moment absolument magique. Un parcours olfactif imaginé par Francis Kurkdjian, son associé Marc Chaya et le metteur en scène Cyril Teste, autour de trente années de création. Dès l’entrée, un long chemin de trois cents roses en porcelaine poreuse, suspendues à des tiges de laiton, dessinait volontairement la réminiscence d’une route de la soie réinventée. En m’avançant, l’odeur apparaissait avec pudeur : une rose fraiche,
Sandie Carissan
23 nov. 20255 min de lecture


Philip Guston, "Le métier du peintre, c'est la liberté"
Je suis allée au Musée Picasso pour découvrir Philip Guston. Je ne le connaissais que de nom. Je savais vaguement son combat contre le Ku Klux Klan, son usage de la peinture comme une arme douce, un moyen de témoigner, dénoncer, réfléchir. Je voulais voir ce que cela donne : un peintre qui se bat avec la couleur. Dans une vidéo projetée lors de l’exposition, on l’entend dire : "Le métier du peintre, c’est la liberté" J’ai adoré cette phrase. Parce qu’elle dit tout. Et surtout
Sandie Carissan
1 nov. 20252 min de lecture


L'oisiveté comme métier par Colette
Je sors du métro. Je déteste les rues qui m’entourent, il fait gris, un crachin sourd tombe. J’ai froid. Tout semble morne et je marche d’un pas rapide vers la Bibliothèque François-Mitterrand. Pourtant, arrivée dans ce temple du savoir qu'est la Bibliothèque Nationale de France. Je me dis que je vis un rêve. Des centaines de personnes ont travaillé pour nous offrir l’exposition que je m’apprête à découvrir "Les Mondes de Colette". Je ressens une joie immense de recevoir la v
Sandie Carissan
27 oct. 20252 min de lecture


L’éthique de la tendresse
Tendresse . J’aime ce mot. Il me touche, il m’apaise, il me sécurise. Alors, pour commencer la semaine, j’ai envie de le mettre en lumière. Un mot que l’on ressent doux et discret, mais qui porte aussi en lui une force de transformation profonde. Un mot qui oriente notre manière d’être au monde par la présence, l’attention et le soin. D’où vient la tendresse ? Le mot tendresse vient du latin tener , qui signifie à la fois "tendre, délicat, souple". Mais il renvoie aussi à l’
Sandie Carissan
20 oct. 20253 min de lecture


Quand la peur de manquer rencontre la joie de rater
Du FOMO au JOMO : mieux vivre à l’ère des réseaux sociaux Nous vivons dans un monde où tout va vite. Les réseaux sociaux nous bombardent d’images, de vidéos et de nouvelles en continu. Résultat ? Beaucoup d’entre nous ressentent une angoisse : la peur de manquer quelque chose. C’est ce qu’on appelle le FOMO ( Fear of Missing Out ). Mais il existe une alternative plus apaisée : le JOMO ( Joy of Missing Out ), la joie de rater ce qui se passe ailleurs. Dans cet article, décou
Sandie Carissan
19 oct. 20253 min de lecture
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