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Qu'est-ce que l'otium ? Le loisir fécond expliqué simplement
Un dimanche après-midi, deux heures devant soi. On peut les passer à faire défiler des vidéos, ou à lire un livre qui nous bouleverse. Le temps est le même ; l'expérience n'a rien à voir. Dans le premier cas, les heures ont filé. Dans le second, il s'est passé quelque chose. Les Romains avaient un mot pour ce second temps : l'otium. C'est lui qui a donné son nom à ce blog. Voici ce qu'il signifie, d'où il vient, et pourquoi il nous parle autant aujourd'hui. L'otium en bref. U

Sandie
il y a 3 heures7 min de lecture


La beauté par Charles Pépin
Cela faisait un moment que je voulais me procurer Quand la beauté nous sauve, tant la beauté est quelque chose qui me nourrit profondément. Je la rencontre dans les parfums, dans certaines associations de couleurs, dans la lumière posée sur un paysage, dans l’écoute d’une musique, dans les objets que je choisis avec soin, dans un bouquet de fleurs ou un tableau… Je la trouve chaque jour, dans toutes ces petites choses qui rendent le monde un peu plus doux à mes yeux. C’est sa

Sandie
17 août7 min de lecture


Les rêveries du promeneur solitaire
J’avais pensé la veille que je souhaitais me procurer Les Rêveries du promeneur solitaire. Le lendemain, je pars marcher très tôt le matin, à la fraîche, autour d’un lac. En passant devant la boîte à livres installée juste à côté, j’ai regardé ce qu’il y avait à l’intérieur… et je suis tombée sur Les Rêveries du promeneur solitaire. J’ai adoré ce petit hasard. Je cherchais Rousseau, et c’est au bord d’un lac, pendant une promenade matinale, que son livre est venu jusqu’à moi.

Sandie
11 août3 min de lecture


La contemplation est-elle réservée aux riches ?
J'ai reçu cet été en cadeau pour mon anniversaire 🎁🎂: La Distinction, le roman graphique que Tiphaine Rivière a tiré du classique de Pierre Bourdieu. Je l'ai dévoré en une soirée, incapable de le reposer. À travers une classe de lycée, une galerie d'adolescents et de familles, on voit apparaître, sans grand discours, comment le fait d'aimer telle musique, tel décor, telle façon d'occuper ses soirées, dépend beaucoup moins de notre personnalité que de la place que nous occup

Sandie
28 juil.4 min de lecture


AMOR FATI, le grand oui à la vie
Je vous avais raconté que j'avais pleuré en lisant S'affirmer avec Nietzsche de Balthasar Thomass. Ce livre m'a traversée comme peu d'autres l'ont fait. Et en écrivant sur Etty Hillesum, j'ai pensé à un concept que Nietzsche nomme amor fati. L'amour du destin. Cela a été tellement révolutionnaire pour moi que j'ai même voulu me le tatouer sur la peau. Mais bon, je n'aime pas les tatouages (sauf cas de force majeure, et oui, ça m'est déjà arrivé ! 🙃). Alors voilà. Je vous par

Sandie
22 juil.4 min de lecture


Etty Hillesum : Le jasmin derrière la fenêtre
Il y a plus de quinze ans, j'ai lu Une vie bouleversée d'Etty Hillesum. Une jeune femme d'Amsterdam, qui écrit entre 1941 et 1943, au cœur de l'occupation nazie. Elle a vingt-sept ans quand elle commence à écrire. Elle mourra à Auschwitz à vingt-neuf ans. Œuvre sublime. Elle fait partie des rencontres inspirantes de ma vie, et pourtant je n'ai jamais écrit à son sujet. Mais ayant récemment regardé la nouvelle série Etty (trouvable sur Arte actuellement), j'en ai eu l'envie. S

Sandie
4 juil.3 min de lecture


De la lecture pour cet été !
Nous voilà en juillet. L'été est souvent une saison où le rythme ralentit. Les journées s'étirent, les agendas se desserrent un peu. Alors aujourd'hui, j'avais envie de partager avec vous les quatre lectures que j'ai choisies pour me prélasser sur une chaise longue ⛱️. Peut-être vous inspireront-elles ! C'est parti ! ° ° ° Les grues volent vers le sud - Lisa Ridzén Ici, on suit Bo, 89 ans, qui vit isolé dans un village suédois, dépendant chaque jour un peu plus des aides à do

Sandie
2 juil.2 min de lecture


Hommage à Edgar Morin
Samedi 29 mai, 8h. Je marche pour aller chercher des viennoiseries pour le petit-déjeuner. Mon téléphone tinte. Je le saisis et je vois un message de mon amie : « Edgar 🥺 ». Je comprends immédiatement. Il existe des auteurs qui nous apprennent des choses. Et puis il y a ceux qui transforment notre manière de voir le monde. Pour moi, Edgar Morin appartient à cette seconde catégorie. Il était, à mes yeux, un monument. Son œuvre est immense. J’ai déjà écrit sur sa pensée comple

Sandie
6 juin2 min de lecture


La vie intense
Nous voulons sentir. Sentir plus fort. Plus vite. Plus pleinement. Nous voulons être traversés, bouleversés, réveillés. Nous cherchons ce moment où quelque chose s’allume en nous, où l’existence cesse d’être plate, mécanique, répétitive. Une rencontre, une œuvre, une performance, une prise de risque, une émotion, un voyage, une fête, une décision radicale : tout peut devenir promesse d’intensité. Dans son ouvrage La vie intense. Une obsession moderne, Tristan Garcia interroge

Sandie
10 mai5 min de lecture


Le vertige du vide : la seule issue à la saturation
Après avoir traversé la frénésie, l'engourdissement de nos sens et l'étouffement de nos intérieurs surchargés, nous parvenons au cœur du sujet... Derrière cette accumulation d'objets et de stimulations permanentes se dissimule une inquiétude plus silencieuse, mais autrement plus profonde. Une distinction essentielle : le manque n'est pas le vide. C'est précisément cette confusion qui nourrit, en sous-main, notre tendance à tout saturer. Nous remplissons nos existences parce q

Sandie
4 avr.4 min de lecture


L’habitation saturée
Après avoir vu comment la saturation affecte nos rythmes de vie puis notre sensibilité, elle se manifeste désormais dans un lieu plus intime encore : celui que nous habitons. Car ce trop-plein ne reste pas abstrait. Il prend forme dans nos espaces quotidiens, dans nos objets, dans l’organisation même de nos intérieurs. Notre époque révèle alors un paradoxe frappant : jamais nous n’avons été aussi connectés au monde, et pourtant, nos existences tendent à se replier dans des es

Sandie
3 avr.3 min de lecture


Saturation des sens : à force de stimulations, devenons-nous insensibles ?
Après avoir évoqué une société submergée par l’accumulation et le débordement, une autre interrogation émerge... Et si la saturation ne générait pas seulement de la fatigue… mais aussi une certaine forme d’insensibilité ? Autrement dit : et si le véritable problème n’était pas que nous ressentions trop, mais que nous ne ressentions presque plus ? C’est précisément à ce niveau fondamental (celui du corps et des sens) que Renaud Hétier situe le véritable tournant. Car la sat

Sandie
2 avr.4 min de lecture


Pourquoi nous débordons dans un monde qui ne manque de rien ?
Nous n’avons jamais eu autant. Jamais autant d’objets, d’images, de sollicitations, de possibilités. Jamais les destinations, les contenus, les goûts et les expériences n'ont été aussi nombreux. Et pourtant, jamais peut-être nous ne nous sommes sentis aussi débordés. Dans Saturation. Un monde où il ne manque rien, sinon l’essentiel, Renaud Hétier pose un constat sans équivoque : le défi de notre époque n'est plus la pénurie, mais la surabondance. Nous souffrons d’excès. Je vo

Sandie
1 avr.3 min de lecture


Le vide comme condition de liberté
Le vide ne concerne pas seulement notre vie intérieure, nos objets ou notre rapport au désir. Il engage aussi notre manière de vivre ensemble. Dans Le vide qui est en nous, Hélène L’Heuillet montre que le vide est une question politique, au sens le plus profond du terme : il touche aux conditions mêmes de la pensée, du langage et de la liberté. Une société qui ne tolère plus le vide est une société qui rend la pensée difficile. Une société saturée Nous vivons dans un monde sa

Sandie
19 janv.3 min de lecture


Faire le vide : une promesse à interroger
Après avoir fui le vide, puis tenté de le comprendre, notre époque semble vouloir désormais le produire volontairement. Faire le vide. Alléger. Désencombrer. Éliminer. Ces mots circulent aujourd’hui comme des promesses de liberté. À première vue, l’intention paraît saine : trop d’objets, trop de sollicitations, trop d’accumulation. Il faudrait respirer, retrouver de l’espace. Pourtant, dans Le vide qui est en nous, Hélène L’Heuillet invite à regarder de plus près cette volont

Sandie
18 janv.3 min de lecture


Ce que le vide révèle de nous
Si notre époque a peur du vide, c’est peut-être parce que le vide dit quelque chose de nous que nous préférerions ne pas entendre. Le vide n’est pas seulement un manque extérieur à corriger ; il est une expérience intérieure qui met en jeu notre rapport à nous-mêmes, aux autres et au désir. Dans Le vide qui est en nous, Hélène L’Heuillet ne décrit pas le vide comme une abstraction philosophique, mais comme une épreuve subjective. Une épreuve qui ne se laisse ni dominer ni éli

Sandie
17 janv.3 min de lecture


Notre époque a peur du vide
J’ai beaucoup aimé Le vide qui est en nous d’Hélène L’Heuillet. Il prend au sérieux une expérience que notre époque cherche constamment à éviter : celle du vide. Ce livre ne parle pas du vide comme d’un concept abstrait ni comme d’un simple manque à combler, mais comme d’une dimension constitutive de la vie humaine, intime autant que politique. Il met des mots précis sur un malaise diffus : notre incapacité croissante à supporter les intervalles, les silences, les temps morts

Sandie
16 janv.4 min de lecture


L’éthique de la tendresse
Tendresse. J’aime ce mot. Il me touche, il m’apaise, il me sécurise. Alors, pour commencer la semaine, j’ai envie de le mettre en lumière. Un mot que l’on ressent doux et discret, mais qui porte aussi en lui une force de transformation profonde. Un mot qui oriente notre manière d’être au monde par la présence, l’attention et le soin. D’où vient la tendresse ? Le mot tendresse vient du latin tener, qui signifie à la fois "tendre, délicat, souple". Mais il renvoie aussi à l’idé

Sandie
20 oct. 20253 min de lecture


Lettres à moi-même par Marion Seclin
Contexte Je flânais dans une librairie lorsqu’un petit étalage m’a arrêtée : Lettres à moi-même de Marion Séclin. Le soir même, un atelier avec l’autrice était annoncé. J’y suis allée, parce que ce geste - prendre le temps de s’écrire - est au cœur de Mouvement Otium. À la suite de l’atelier, nous avons convenu d’un entretien. Lors de l’enregistrement, Marion a partagé sa vision de l’écriture et du rapport à soi, laissant parfois affleurer, en filigrane, ses convictions face

Sandie
14 sept. 20256 min de lecture


L'écriture se prépare dans le silence du regard
J’ai lu cet été Tout le monde aime Clara, le roman de David Foenkinos. Beaucoup d’histoires s’y entremêlent, mais pour l’angle de ce blog, j’ai choisi de retenir une dimension particulière : la fragilité et ce besoin impérieux de trouver un appui quand tout s’effondre. J’ai particulièrement aimé le personnage d’Alexis. Banquier efficace, organisé, il se retrouve brusquement projeté dans une autre dimension après l’accident de sa fille Clara. C’est un moment de bascule, comme

Sandie
25 août 20252 min de lecture
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