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Qu'est-ce que l'otium ? Le loisir fécond expliqué simplement
Un dimanche après-midi, deux heures devant soi. On peut les passer à faire défiler des vidéos, ou à lire un livre qui nous bouleverse. Le temps est le même ; l'expérience n'a rien à voir. Dans le premier cas, les heures ont filé. Dans le second, il s'est passé quelque chose. Les Romains avaient un mot pour ce second temps : l'otium. C'est lui qui a donné son nom à ce blog. Voici ce qu'il signifie, d'où il vient, et pourquoi il nous parle autant aujourd'hui. L'otium en bref. U

Sandie
il y a 3 heures7 min de lecture


Je pense la lenteur, mais je ne sais pas toujours la vivre
Depuis plusieurs années, je lis, je cherche, j’écris autour de notre manière de l’habiter. Je m’intéresse à la lenteur, à l’oisiveté, à la présence, à tout ce qui pourrait nous aider à sortir d’un rapport uniquement comptable à nos journées. Et pourtant. Il suffit parfois que je sois fatiguée. Que je n’aie pas travaillé comme prévu, que la journée avance sans que j’aie produit grand-chose, pour qu’une vieille mécanique se remette en route. "Tu n’as rien fait aujourd’hui". BAM

Sandie
20 sept.4 min de lecture


Le parfum, une leçon d'otium
Je parle rarement de parfum ici alors que c'est une grande passion ❤️🔥 Je passe des heures à regarder des hauls parfum sur YouTube. Je suis abonnée à une quantité déraisonnable (🤪) de passionné·e.s sur TikTok. Je vais sentir les nouveautés, je traine dans de nombreuses parfumeries. Et... j'achète probablement plus de parfums que je ne devrais (🤪🤪). J'en avais parlé une fois sur le blog à l'occasion de l'exposition de Francis Kurkdjian, mais finalement assez peu pour une

Sandie
26 juin3 min de lecture


La vie intense
Nous voulons sentir. Sentir plus fort. Plus vite. Plus pleinement. Nous voulons être traversés, bouleversés, réveillés. Nous cherchons ce moment où quelque chose s’allume en nous, où l’existence cesse d’être plate, mécanique, répétitive. Une rencontre, une œuvre, une performance, une prise de risque, une émotion, un voyage, une fête, une décision radicale : tout peut devenir promesse d’intensité. Dans son ouvrage La vie intense. Une obsession moderne, Tristan Garcia interroge

Sandie
10 mai5 min de lecture


Mon OTIUM d'avril en images
L’otium est un temps fécond où l’on se retire volontairement pour cultiver son intériorité, approfondir sa pensée, ou laisser naître la création. Réactualisé aujourd’hui, il devient une forme de résistance douce : face à la captation de notre attention par les industries culturelles, l’otium s’oppose au negotium contemporain, ce temps marchandisé et aliénant. Il réaffirme la valeur du silence, de la lenteur, de l'attention et du soin porté à soi. À notre mesure, chacun peut c

Sandie
1 mai1 min de lecture


Mon professeur d'Otium
Je vous présente mon plus grand professeur d’otium. En ce mois d’avril, cela fait un an que je me tiens à son école. Il est arrivé au printemps. Je ne saurais pas dire exactement quand tout a commencé, mais je me souviens de la lumière. Elle entrait déjà plus franchement dans la pièce, car il saisissait chaque rayon de soleil. Les fleurs ont éclos. Je ne les regardais pas vraiment. Lui, si. Il s’arrêtait devant chacune d’elles, les humait longuement, comme si elles méritaient

Sandie
22 avr.2 min de lecture


Ce que le Silence Social Club rend possible
Partager une heure et demi sans paroles, sans téléphone, simplement être là. L’expérience peut sembler bizarre ou étonnante en sortant du boulot un vendredi soir. Pourtant, pour ceux qui vivent l'expérience Silence Social Club, Le silence s’est transformé en espace d’apaisement, de concentration, en véritable sas avant le week-end, et parfois même en terrain de découverte inattendue. Lors de cette session de silence, au moment de la clôture, j’ai pu recueillir les impression

Sandie
22 févr.4 min de lecture


Silence Social Club : l’art de se laisser habiter par le silence
Dans nos vies modernes saturées de sollicitations, notifications incessantes et bruit de fond permanent, prendre un temps de silence devient un acte profondément radical. C’est ce temps que vous propose de partager le Silence Social Club, un rendez-vous mensuel, le vendredi soir, pensé comme une parenthèse de 1h30 de silence partagé, où l’on peut simplement être, se déposer, respirer, s’écouter, sans bruit, sans urgence. La rencontre se clôt par un court temps de parole libre

Sandie
31 janv.3 min de lecture


L'oisiveté comme métier par Colette
Je sors du métro. Je déteste les rues qui m’entourent, il fait gris, un crachin sourd tombe. J’ai froid. Tout semble morne et je marche d’un pas rapide vers la Bibliothèque François-Mitterrand. Pourtant, arrivée dans ce temple du savoir qu'est la Bibliothèque Nationale de France. Je me dis que je vis un rêve. Des centaines de personnes ont travaillé pour nous offrir l’exposition que je m’apprête à découvrir "Les Mondes de Colette". Je ressens une joie immense de recevoir la v

Sandie
27 oct. 20252 min de lecture


Quand la peur de manquer rencontre la joie de rater
Du FOMO au JOMO : mieux vivre à l’ère des réseaux sociaux Nous vivons dans un monde où tout va vite. Les réseaux sociaux nous bombardent d’images, de vidéos et de nouvelles en continu. Résultat ? Beaucoup d’entre nous ressentent une angoisse : la peur de manquer quelque chose. C’est ce qu’on appelle le FOMO (Fear of Missing Out). Mais il existe une alternative plus apaisée : le JOMO (Joy of Missing Out), la joie de rater ce qui se passe ailleurs. Dans cet article, découvrons

Sandie
19 oct. 20253 min de lecture


L’Art du temps
J’adore la rentrée. Ce moment où on fait le grand ménage, où l’on trie et range pour repartir du bon pied. C’est aussi l’excuse parfaite pour s’offrir de la belle papeterie, des carnets qui donnent envie d’écrire, quelques vêtements neufs qui sentent encore le neuf et penser à son prochain parfum d'automne pour embaumer ses écharpes. Bref, une période qui s’apprête à l'organisation, aux élans, au renouveau et de bonnes résolutions. Mais on le sait bien : le quotidien reprend

Sandie
1 sept. 20255 min de lecture


Éloge de l’oisiveté par Russell
GUSTAVE LINO, À la fenêtre Dans Éloge de l’oisiveté, Bertrand Russell s’attaque à une idée profondément ancrée dans nos sociétés : le travail serait intrinsèquement vertueux et l’oisiveté un défaut à combattre. Avec son ironie subtile et sa lucidité de philosophe, il démonte cette croyance pour défendre une vision où le temps libre n’est pas un luxe, mais une condition essentielle à l’épanouissement humain. Dès les premières pages, Russell souligne le paradoxe de l’ère indust

Sandie
18 août 20252 min de lecture


La société de la fatigue
Sandra Poliakov Je souhaite vous partager ici le résumé du livre "La société de la fatigue"de Byung-Chul Han (que j'adooOoOore) chapitre par chapitre. Je trouve important de partager les réflexions centrales de ce livre car il présente un malaise que beaucoup ressentent sans toujours savoir l’expliquer. Il montre comment notre époque a remplacé les contraintes visibles d’hier par une pression intérieure plus insidieuse : l’injonction permanente à se dépasser, à rester product

Sandie
13 août 20253 min de lecture


Le manque de temps : un mal contemporain
Dans cet article je souhaitais relayer une étude publiée par la Fondation Jean-Jaurès, en partenariat avec Arte et France Culture, autour de notre rapport au temps. L’article, signé Antoine Bristielle, s’intitule "Manque de temps, mal du siècle ?" et fait suite à une enquête menée auprès de 30 000 personnes entre avril et septembre 2023, dans le cadre du festival « Et maintenant ? ». Ce que cette enquête révèle… 98 % des répondants préfèrent "avoir le temps" plutôt qu’une mo

Sandie
7 août 20253 min de lecture


La vita contemplativa 4/4
MY WINDOW | DAVID HOCKNEY | 2011 Penser la politique depuis le retrait Dans les derniers chapitres de Vita Contemplativa, Byung-Chul Han ne se contente plus de défendre une attitude ou un style de vie. Il propose une véritable conversion politique : sortir de la logique de la performance pour fonder une éthique et une politique de l’inactivité. Cela ne signifie pas fuir le monde, mais le faire autrement advenir. Car si l’inactivité est une puissance (cf. article 1), si elle s

Sandie
10 juil. 20254 min de lecture


La vita contemplativa 3/4
GIVERNY BY DH | DAVID HOCKNEY | 2021 L’inactivité comme expérience de la profondeur Après avoir abordé l’inactivité sous son versant collectif (le sabbat, la fête, le luxe), Byung-Chul Han tourne son regard vers l’intime : vers ce que nous ressentons quand le monde s’éloigne et que le "faire" s’arrête. Dans Vita Contemplativa, il explore avec précision trois formes fondamentales de ce qu’on pourrait appeler une "subjectivité inactivée" : le sommeil, l’ennui et l’attente. Ces

Sandie
9 juil. 20254 min de lecture


La vita contemplativa 2/4
27th MARCH 2020 | DAVID HOCKNEY | 2020 Réhabiliter l’inutile Après avoir posé le diagnostic critique dans le premier article (celui d’une société soumise à l’impératif d’agir) Han poursuit dans Vita Contemplativa une idée essentielle : l’inactivité n’est pas vide, elle est culture. Elle ne consiste pas simplement à se soustraire au faire, mais à instituer des formes de vie autonomes, non orientées vers un but productif. Il affirme : "Les fêtes, les rituels, les ornements, le

Sandie
8 juil. 20254 min de lecture


La vita contemplativa 1/4
THE POOL | DAVID HOCKNEY | 2021 Dans une époque dominée par la vitesse, la productivité et l’hyperconnexion, que reste-t-il de la contemplation ? À travers Vita Contemplativa, le philosophe germano-coréen Byung-Chul Han propose une critique radicale de notre obsession pour l’action, le rendement et l'efficacité. Il y oppose la richesse oubliée de l’inactivité : non pas comme un vide ou une carence, mais comme une forme d’intensité, de présence et de sens. Ce premier article d

Sandie
7 juil. 20254 min de lecture


Le Parfum du Temps . Partie 2
Dans le premier article, nous avons exploré le diagnostic que pose Byung-Chul Han dans Le Parfum du Temps : notre époque ne souffre pas d’une simple accélération, mais d’un effondrement de la structure temporelle elle-même. Le temps n’est plus vécu comme une durée continue, mais comme une succession de points épars, privés de narration. Cette atomisation produit fatigue, anxiété, perte de sens. Mais Han ne s’arrête pas à ce constat pessimiste. Il propose une issue, une réorie

Sandie
1 juil. 20254 min de lecture


Le parfum du temps . Partie 1
Le philosophe germano-coréen Byung-Chul Han, dans Le parfum du temps, nous offre une réflexion sur notre rapport contemporain au temps. Selon lui, la crise du temps que nous vivons n’est pas d’abord une affaire d’accélération - contrairement à ce que pense Hartmut Rosa - mais d’atomisation : le temps se défait, se fragmente, perd sa cohérence. Le monde moderne ne connaît plus ni la continuité ni la profondeur du vécu. L'illusion de l’accélération Le constat de Byung-Chul Han

Sandie
30 juin 20254 min de lecture
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