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Ouvrir une porte. Ce que Parcoursup m’aurait refusé
Orientée de force en BEP, avant-dernière de ma classe, je suis aujourd'hui doctorante. Face à la révolte contre Parcoursup et après le débat de C ce soir entre Jean-Michel Blanquer, Suzanne Nijdam (Fage) et Laure Adler, je raconte pourquoi l'université ouverte à tous a changé ma vie, et ce qu'un algorithme m'aurait refusé.

Sandie
il y a 3 jours12 min de lecture


La Toussaint : le temps que l'on donne aux absents
Une poule au pot, le son d'un orgue, des châtaignes ramassées à l'automne : la mémoire ne suit pas le calendrier. À l'approche de la Toussaint, avec Bergson, Jankélévitch et Michael White, une réflexion sur la place que l'on garde aux absents, et un exercice d'écriture pour celles et ceux qui le souhaitent.

Sandie
il y a 5 jours5 min de lecture


Changement d'heure, ce qu'il révèle de l'invention du temps
Dans la nuit du 24 au 25 octobre, une même heure va exister deux fois. Le changement d'heure rappelle que l'heure est une invention humaine, et que sous elle, il existe un autre temps : celui que nous vivons.

Sandie
24 oct.4 min de lecture


Qu'est-ce que l'otium ? Le loisir fécond expliqué simplement
Un dimanche après-midi, deux heures devant soi. On peut les passer à faire défiler des vidéos, ou à lire un livre qui nous bouleverse. Le temps est le même ; l'expérience n'a rien à voir. Dans le premier cas, les heures ont filé. Dans le second, il s'est passé quelque chose. Les Romains avaient un mot pour ce second temps : l'otium. C'est lui qui a donné son nom à ce blog. Voici ce qu'il signifie, d'où il vient, et pourquoi il nous parle autant aujourd'hui. L'otium en bref. U

Sandie
18 oct.7 min de lecture


Écothérapie et Voice Dialogue : écouter dehors et dedans
Depuis la rentrée, j’ai fait deux découvertes que j’ai envie de vous raconter. La première, c’est l’écothérapie, lors d’une séance animée par Marjorie Margoux à laquelle j’ai été invitée. Je n’avais jamais entendu ce mot et je ne savais pas à quoi m’attendre, mais j’étais ravie de tenter quelque chose de nouveau. La seconde est arrivée un mois plus tard, un peu par hasard : on m’a proposé de venir à un week-end consacré à Jung et au Dialogue Intérieur, une approche que je ne

Sandie
18 oct.6 min de lecture


Je pense la lenteur, mais je ne sais pas toujours la vivre
Depuis plusieurs années, je lis, je cherche, j’écris autour de notre manière de l’habiter. Je m’intéresse à la lenteur, à l’oisiveté, à la présence, à tout ce qui pourrait nous aider à sortir d’un rapport uniquement comptable à nos journées. Et pourtant. Il suffit parfois que je sois fatiguée. Que je n’aie pas travaillé comme prévu, que la journée avance sans que j’aie produit grand-chose, pour qu’une vieille mécanique se remette en route. "Tu n’as rien fait aujourd’hui". BAM

Sandie
20 sept.4 min de lecture


La beauté par Charles Pépin
Cela faisait un moment que je voulais me procurer Quand la beauté nous sauve, tant la beauté est quelque chose qui me nourrit profondément. Je la rencontre dans les parfums, dans certaines associations de couleurs, dans la lumière posée sur un paysage, dans l’écoute d’une musique, dans les objets que je choisis avec soin, dans un bouquet de fleurs ou un tableau… Je la trouve chaque jour, dans toutes ces petites choses qui rendent le monde un peu plus doux à mes yeux. C’est sa

Sandie
17 août7 min de lecture


Les rêveries du promeneur solitaire
J’avais pensé la veille que je souhaitais me procurer Les Rêveries du promeneur solitaire. Le lendemain, je pars marcher très tôt le matin, à la fraîche, autour d’un lac. En passant devant la boîte à livres installée juste à côté, j’ai regardé ce qu’il y avait à l’intérieur… et je suis tombée sur Les Rêveries du promeneur solitaire. J’ai adoré ce petit hasard. Je cherchais Rousseau, et c’est au bord d’un lac, pendant une promenade matinale, que son livre est venu jusqu’à moi.

Sandie
11 août3 min de lecture


Donner à un regard le temps dont il a besoin
Elton John a arrêté l'alcool et la drogue en 1990. Il a raconté plusieurs fois la même scène : la première fois où il a regardé une photographie avec des yeux sobres, et où il a eu l'impression de la voir vraiment, pour la première fois. David Furnish raconte que le premier soir où ils se sont rencontrés, à Windsor, ils ont découvert qu'ils aimaient tous les deux la photographie : lui avait des livres sur la table basse, Elton John avait déjà de vrais tirages au mur. Ce qui a

Sandie
29 juil.3 min de lecture


La contemplation est-elle réservée aux riches ?
J'ai reçu cet été en cadeau pour mon anniversaire 🎁🎂: La Distinction, le roman graphique que Tiphaine Rivière a tiré du classique de Pierre Bourdieu. Je l'ai dévoré en une soirée, incapable de le reposer. À travers une classe de lycée, une galerie d'adolescents et de familles, on voit apparaître, sans grand discours, comment le fait d'aimer telle musique, tel décor, telle façon d'occuper ses soirées, dépend beaucoup moins de notre personnalité que de la place que nous occup

Sandie
28 juil.4 min de lecture


AMOR FATI, le grand oui à la vie
Je vous avais raconté que j'avais pleuré en lisant S'affirmer avec Nietzsche de Balthasar Thomass. Ce livre m'a traversée comme peu d'autres l'ont fait. Et en écrivant sur Etty Hillesum, j'ai pensé à un concept que Nietzsche nomme amor fati. L'amour du destin. Cela a été tellement révolutionnaire pour moi que j'ai même voulu me le tatouer sur la peau. Mais bon, je n'aime pas les tatouages (sauf cas de force majeure, et oui, ça m'est déjà arrivé ! 🙃). Alors voilà. Je vous par

Sandie
22 juil.4 min de lecture


Etty Hillesum : Le jasmin derrière la fenêtre
Il y a plus de quinze ans, j'ai lu Une vie bouleversée d'Etty Hillesum. Une jeune femme d'Amsterdam, qui écrit entre 1941 et 1943, au cœur de l'occupation nazie. Elle a vingt-sept ans quand elle commence à écrire. Elle mourra à Auschwitz à vingt-neuf ans. Œuvre sublime. Elle fait partie des rencontres inspirantes de ma vie, et pourtant je n'ai jamais écrit à son sujet. Mais ayant récemment regardé la nouvelle série Etty (trouvable sur Arte actuellement), j'en ai eu l'envie. S

Sandie
4 juil.3 min de lecture


De la lecture pour cet été !
Nous voilà en juillet. L'été est souvent une saison où le rythme ralentit. Les journées s'étirent, les agendas se desserrent un peu. Alors aujourd'hui, j'avais envie de partager avec vous les quatre lectures que j'ai choisies pour me prélasser sur une chaise longue ⛱️. Peut-être vous inspireront-elles ! C'est parti ! ° ° ° Les grues volent vers le sud - Lisa Ridzén Ici, on suit Bo, 89 ans, qui vit isolé dans un village suédois, dépendant chaque jour un peu plus des aides à do

Sandie
1 juil.2 min de lecture


Le parfum, une leçon d'otium
Je parle rarement de parfum ici alors que c'est une grande passion ❤️🔥 Je passe des heures à regarder des hauls parfum sur YouTube. Je suis abonnée à une quantité déraisonnable (🤪) de passionné·e.s sur TikTok. Je vais sentir les nouveautés, je traine dans de nombreuses parfumeries. Et... j'achète probablement plus de parfums que je ne devrais (🤪🤪). J'en avais parlé une fois sur le blog à l'occasion de l'exposition de Francis Kurkdjian, mais finalement assez peu pour une

Sandie
26 juin3 min de lecture


Hommage à Edgar Morin
Samedi 29 mai, 8h. Je marche pour aller chercher des viennoiseries pour le petit-déjeuner. Mon téléphone tinte. Je le saisis et je vois un message de mon amie : « Edgar 🥺 ». Je comprends immédiatement. Il existe des auteurs qui nous apprennent des choses. Et puis il y a ceux qui transforment notre manière de voir le monde. Pour moi, Edgar Morin appartient à cette seconde catégorie. Il était, à mes yeux, un monument. Son œuvre est immense. J’ai déjà écrit sur sa pensée comple

Sandie
6 juin2 min de lecture


La vie intense
Nous voulons sentir. Sentir plus fort. Plus vite. Plus pleinement. Nous voulons être traversés, bouleversés, réveillés. Nous cherchons ce moment où quelque chose s’allume en nous, où l’existence cesse d’être plate, mécanique, répétitive. Une rencontre, une œuvre, une performance, une prise de risque, une émotion, un voyage, une fête, une décision radicale : tout peut devenir promesse d’intensité. Dans son ouvrage La vie intense. Une obsession moderne, Tristan Garcia interroge

Sandie
10 mai5 min de lecture


Mon professeur d'Otium
Je vous présente mon plus grand professeur d’otium. En ce mois d’avril, cela fait un an que je me tiens à son école. Il est arrivé au printemps. Je ne saurais pas dire exactement quand tout a commencé, mais je me souviens de la lumière. Elle entrait déjà plus franchement dans la pièce, car il saisissait chaque rayon de soleil. Les fleurs ont éclos. Je ne les regardais pas vraiment. Lui, si. Il s’arrêtait devant chacune d’elles, les humait longuement, comme si elles méritaient

Sandie
22 avr.2 min de lecture


Le vertige du vide : la seule issue à la saturation
Après avoir traversé la frénésie, l'engourdissement de nos sens et l'étouffement de nos intérieurs surchargés, nous parvenons au cœur du sujet... Derrière cette accumulation d'objets et de stimulations permanentes se dissimule une inquiétude plus silencieuse, mais autrement plus profonde. Une distinction essentielle : le manque n'est pas le vide. C'est précisément cette confusion qui nourrit, en sous-main, notre tendance à tout saturer. Nous remplissons nos existences parce q

Sandie
4 avr.4 min de lecture


L’habitation saturée
Après avoir vu comment la saturation affecte nos rythmes de vie puis notre sensibilité, elle se manifeste désormais dans un lieu plus intime encore : celui que nous habitons. Car ce trop-plein ne reste pas abstrait. Il prend forme dans nos espaces quotidiens, dans nos objets, dans l’organisation même de nos intérieurs. Notre époque révèle alors un paradoxe frappant : jamais nous n’avons été aussi connectés au monde, et pourtant, nos existences tendent à se replier dans des es

Sandie
3 avr.3 min de lecture


Saturation des sens : à force de stimulations, devenons-nous insensibles ?
Après avoir évoqué une société submergée par l’accumulation et le débordement, une autre interrogation émerge... Et si la saturation ne générait pas seulement de la fatigue… mais aussi une certaine forme d’insensibilité ? Autrement dit : et si le véritable problème n’était pas que nous ressentions trop, mais que nous ne ressentions presque plus ? C’est précisément à ce niveau fondamental (celui du corps et des sens) que Renaud Hétier situe le véritable tournant. Car la sat

Sandie
2 avr.4 min de lecture
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